Couple·My job !

Je cours… encore et toujours ou la culpabilité d’être maman ET femme (très) active !

Au secours ! Je n’ai pas écrit depuis plus d’un mois !!! Ce n’est pas que je ne suis plus inspirée, mais je suis prise en ce moment par mon quotidien. Oui, comme de nombreuses jeunes femmes actives ET maman.

Mon mois de mars a été ponctué de trois voyages à l’étranger. Rien que cela ! J’avoue, j’ai fait fort. Le mois d’avril s’annonce plus tranquille. Ouf ! Oui parce que voyager autant, c’est revoir son organisation familiale tout d’abord, mais aussi culpabiliser sur le fait de ne pas être là pour son enfant… Si, si. Au début, c’est sympa de partir quelques jours, ça te permet de sortir un peu du quotidien, mais quand cela devient récurrent, c’est beaucoup plus dur à gérer. Cela signifie que c’est mon mari qui prend le relais et que quand je pars en voyage, je dois en faire « plus » pour anticiper / rattraper.

Avant de partir, j’essaye de laisser un appartement rangé et propre à mon mari, sans linge, et je cuisine par anticipation pour qu’il n’ait pas à gérer l’intendance pendant mon absence ! Et au retour ? Je prends le relais pour la crèche matin & soir avec parfois une journée de home-office qui m’aide pas mal (c’est plus facile pour aller chercher Petit Prince matin et soir).  Et oui, je suis déjà suffisamment mère indigne, il ne faudrait pas que les auxiliaires pensent que Petit Prince n’ait pas de maman !!! Je dois aussi cuisiner car souvent le frigo est vide. Mon mari est adorable, mais ce n’est vraiment pas un bon cuisinier. C’est mon commis… pour les courses uniquement !

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D’un point de vue psychologique, c’est dur de partir autant aussi. Mon fils me manque déjà en journée, alors être séparée de lui plusieurs jours dans le mois – et je parle bien de plus que deux, trois jours – c’est difficile. Lors du troisième voyage, à mon retour, il n’a pas voulu dormir ce soir là, car il avait peur que maman reparte. Du haut de ses 18 mois, ça y ait : il comprend bien quand maman s’absente. Le retour de bâton est aussi qu’il est plus dans la confrontation à la crèche. Généralement lorsque je suis là, Petit Prince est définitivement plus calme au quotidien. Ce n’est pas un changement de comportement énorme, mais je le ressens, et j’ai un énorme sentiment de culpabilité; et je me pose des questions sur mes choix professionnels. Dois-je me limiter ?

En plus de courir et de culpabiliser pour mon fils, c’est dur parfois d’assumer ce choix par rapport aux autres. On a beau dire qu’il y a plus d’égalité homme / femme, force est de constater que ce n’est pas encré dans toutes les têtes qu’une femme avec un enfant en bas âge puisse faire carrière, voyager, travailler beaucoup… Certains collègues masculins me regardent comme une bête curieuse, avec de l’admiration parfois; d’autres collègues féminines me font bien sentir que ce n’est pas normal d’être séparer parfois de son enfant en voyageant… Les regards des filles à la crèche quand je dis que je pars en disent aussi longs parfois. Comme si le fait de m’absenter faisait que j’étais « moins » la maman de Petit Prince, une maman « qui s’en fiche » au fond… Ce que je trouve assez étonnant aussi, c’est que beaucoup de personnes me disent que c’est grâce à mon mari que je peux faire tout cela. Oui, je suis d’accord et je suis chanceuse, mais malheureusement je n’ai jamais entendu les hommes dirent que c’est grâce à leur femme qu’ils peuvent eux aussi faire carrière… Jamais ma famille ou mon mari m’ont dit des choses désobligeantes sur cette vie professionnelle si importante et bizarrement j’ai beaucoup de soutien de mon papa (qui était pourtant ravie d’avoir ma maman au foyer !), et c’est sans doute le plus important. Et puis, on a rien sans rien de toute manière.

Ceci dit, c’est pareil aussi dans la vie de famille. J’entends que tout comme pour un travail, pour qu’une vie de famille soit heureuse & épanouie, il faut aussi s’y investir, être présent, heureux  et « ne pas être bouffé » par la fatigue et les soucis du travail. Et je ne suis pas persuadée que si je continue de travailler et surtout de voyager autant, que cela sera toujours positif pour ma vie de famille. Je note des changements sensibles certes quand je pars, mais déjà des changements.

Alors oui, je compense en étant une maman très présente quand je suis là. Je cuisine et je m’occupe de la maison en soirée lorsqu’il dort pour passer un maximum de temps avec lui le soir avant le couché, je suis ultra disponible le week-end; et cela fonctionne pour le moment. Mais je trouve cet équilibre fragile et il ne me satisfait pas toujours pleinement dans mes besoins émotionnels. Il faudrait peut-être que j’accepte de passer sur un poste plus « cool » & moins intéressant (bien que j’adore mon job actuel) ? Est-ce que les autres mamans qui font carrière, ressentent la même chose que moi ? Et qu’est-ce que cela pourra donner avec un deuxième enfant ? Bref, je m’interroge…

21 réflexions au sujet de « Je cours… encore et toujours ou la culpabilité d’être maman ET femme (très) active ! »

  1. Je ne fait pas carrière et ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse mais je pense que tu doit faire ce qui te semble le mieux pour toi (et ta famille) mais ne t’oublie pas non plus. Souvent, je me dit: si je fait ça, est ce que je risque de le regretter plus tard ? Si la réponse est non alors je fonce.
    L’important est surtout de ne pas t’oublier. Si tu es à l’aise dans tes baskets, ton fils verra une maman heureuse et c’est aussi ça qui est important. Plutôt qu’une maman aigri car elle a fait le choix que la société lui demande de faire.
    Aller, courage et puis laisse ton mari gérer quand t’es pas là. Tu ne pourras pas être superwomen bien longtemps à ce rythme 😊

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    1. Oui tu as raison 😉 Je suis d’accord sur ta façon de voir les choses et parfois j’ai peur de le regretter ! Je manque de temps avec mon fils mais je suis heureuse dans mon job. Un mi-temps n’est clairement pas possible, donc bon, cela reste quand même un dilemme pour moi. Le jour où bébé 2 arrivera, j’imagine que cela m’aidera peut-être davantage à trancher ? Le problème au fond, c’est que j’aimerai tout : du temps avec Petit Prince & avoir un bon job. Je veux peut-être de trop 😀 Ce n’est pas possible d’être au 35H sur un job de cadre !

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      1. C’est sûr que c’est pas simple. Mais après il faudrai voir avec ton mari pour qu’il s’occupe un peu plus de l’intendance et que du coup, ton temps libre, tu le passé avec ton fils. Et après, il y a quand même les week-ends et les vacances 😊. C’est sir que c’est un dilemme pas facile

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  2. Pas facile en effet, quand en plus de « faire carrière », ça implique autant de déplacements…j’avoue que j’ai placé mon curseur sur ma vie de famille plus que ma vie professionnelle, depuis que j’ai des enfants. J’ai donné, les horaires de malade, la pression…maintenant je fais mon taf au mieux, mais dans mes horaires, et dès que je sors, je n’y pense plus. Mais je ne suis que cadre moyen, je peux me le permettre, ce n’est pas toujours si facile de « renoncer », que ce soit pour sa carrière, ou même parce qu’on s’épanouit dans son travail…Mais je suis sûre que ton petit saura s’adapter, surtout s’il est bien entouré et que tu est 100% avec lui quand tu es là.

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    1. Merci 😉 Je suis d’accord avec toi. Je me suis calmée aussi sur les horaires de malade, mais il y a des périodes plus difficiles que d’autre. Je trouve qu’en effet, c’est difficile de « renoncer » quand cela se passe bien. Il y a le niveau de salaire qui va avec aussi, et c’est bête, mais en région parisienne et le coût du logement, malheureusement ça compte. Mon salaire permet de payer la crèche privée aussi donc bon… Je me demande sérieusement si ce serait plus simple en province ?

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  3. Je rejoins Claire : Wonderwoman est un personnage de fiction, il est donc impossible de rivaliser avec elle ! Si l’appartement n’est pas nickel et si ton mari sert des surgelés ou du basique à ton fils ce n’est pas très grave… comme tu dis l’important c’est de profiter de chaque moment quand tu es là!
    Je suis d’accord avec toi : on culpabilise beaucoup les femmes qui s’investissent dans leur travail, tout en ayant une vie de famille. Pourtant cela devient la norme… et cela permet à chacun de s’épanouir!
    D’ailleurs ne dit on pas que derriere chaque grand homme il y a une femme ?
    De la même manière, ce serait bien que les hommes qui prennent un congé parental ne soit plus regardés comme des bêtes de foire !!! Bref il y a encore du chemin à faire !

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    1. J’ai bien rit en lisant ton commentaire car j’adhère à 300%. Mon mari avait pris deux mois de congés parental, et c’était le drame au boulot & pour pour ma belle-famille, car cela voulait dire la fin de sa carrière pour elle (rien que cela !). De plus, dans son job, il est considéré comme un tire au flanc parce qu’il part chercher son fils à la crèche le soir… Donc oui, ça n’aide pas sur mon niveau de culpabilité 🙂 Globalement, on se dit tous les deux quant on voit ces réactions extérieures, que nous n’avons pas le droit à notre « vie de famille », qu’il faudrait encore payer une nounou après la crèche pour contenter nos employeurs et rester plus tard le soir (ça se fait beaucoup à Paris !). Mais c’est no way, on a besoin de ce temps en famille pour Petit Prince & notre couple.

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  4. Je crois que je te l’ai déjà dit mais, fonce ! Si tu aimes ton boulot, que ton mari est là pour assurer ne te refuse rien. La société aura beau vouloir te mettre dans une case, à la fin la décision t’appartiens ^^
    Que sont quelques regards en coin comparé à ton épanouissement ? Si j’ai bien suivi tu fais ça aussi en vue d’un poste plus sédentaire non ? Du coup j’espère que tu auras ton expat d’ici l’arrivé du petit deuxième 😉

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    1. Oh la la, oui je croise les doigts 🙂 🙂 Normalement je devrai avoir plus de sédentarité dans quelques mois si tout se passe bien… J’attends avec impatience le changement (même si malheureusement ce n’est pas l’expatriation espérée…).

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  5. Mon chéri vient de me laisser quatre jours et trois nuits avec un nouveau né qui hurle toutes les trois heures et un deux ans en pleine opposition. Il repart d’ailleurs lundi (ou dimanche peut-être?). C’est la quatrième fois alors que notre deuxième fils est à la maison depuis cinq semaine. Il est même parti pendant son congé paternité. Il ne s’assure pas du ménage ou de l’intendance durant son absence, au mieux il me laisse ses caleçons sales dans le couloir pour que je ne l’oublie pas. Bon je force un peu le trait, il s’assure que le frigo soit plein (je n’assure pas les grosses courses seules), les cages des animaux propres (une habitude qu’il a prise lorsqu’on a vu que je n’était pas immunisé contre la toxoplasmose) et la poubelle descendue.
    Mais il ne culpabilise pas, malgré mes efforts 😉 ou alors juste un peu par rapport à moi. Il a surtout peur de mon courroux à son retour.
    Mais c’est comme ça, nous les mères, on culpabilise de tout. Alors qu’au fond c’est chouette que tu t’éclates au boulot. et quel super exemple tu montre à ton fils, non? On ne peut pas tout faire, on ne peux pas tout avoir, mais je trouve qu’en tant que femme on doit faire plus de sacrifices. C’est sans doute stéréotypé comme discours mais franchement tu te poserais moins de question si t’étais un mec. Rester à la maison si tu ne t’épanouis pas, quel intérêt? Je crois qu’aucun enfant n’a envie que son parent se sacrifie pour lui (enfin un peu mais pas trop)

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    1. Je suis d’accord avec toi. Les hommes culpabilisent moins, parce que c’est ainsi… Tu as raison, c’est sans doute plus important qu’il me voit bien dans mes baskets 🙂 J’aime bien aussi être à la maison, mais je ne sais pas si ce serait pour moi d’y rester en permanence. J’avoue que cela n’a pas l’air facile pour toi en ce moment, car même si on est à la maison, on a besoin de souffler et d’avoir un relais parfois. J’espère que tu peux avoir un peu d’aide extérieure quant il n’est pas là ?

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  6. A ma grande surprise… j’apprécie d’avoir ralenti le rythme pendant la première année de mon fils. Clairement, je ne m’étais pas vu dans ce rôle de « femme qui bosse à temps partiel » avant d’être mère, mais aujourd’hui, c’est comme ça que je suis le plus heureuse, à profiter.
    Pour autant, il paraît évident que chacun trouve son juste équilibre à sa façon ! De toute façon, on sera toujours la maman poule ou la maman pas assez présente d’une autre… Alors autant les oublier et se focaliser sur sa petite famille !

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  7. Je crois que l’essentiel c’est de savoir si votre équilibre vous convient à tous les 3. Et surtout ne pas t’oublier toi dans l’histoire, parce que finalement une maman ou une femme en burn out ça arrive vite. Et ce ne sont pas les employeurs ou l’entourage familial qui aident: dans tous les cas, ils faut toujours s’investir plus !
    Pour ma part j’ai un métier que j’aime mais je n’ai pas particulièrement envie de grimper beaucoup d’échelons. Et j’ai surtout la chance d’avoir un employeur qui me laisse énormément de souplesse dans mon organisation (horaires flexibles, possibilité de télétravail, peu de déplacements longs…). Mais je comprends qu’on ai envie d’une vie professionnelle riche tout en gardant du temps pour sa famille, et ça me mets en colère que la société actuelle ne permette pas cela, notamment pour les femmes !

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    1. Merci pour ton commentaire. Je suis d’accord, on ne nous encourage pas à lever le pied. C’est normal de courir tout le temps… Mon chef aussi est relativement flexible, mais bien sûr, ça marche tant que le travail est fait, et bien fait ! En période de rush, c’est beaucoup moins évident…

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  8. Chouette article !!! L’équilibre n’est pas facile à trouver, et il faut accepter de le réadapter tout au long de l’année… ce qui était « à l’équilibre » en septembre, ne le sera peut-être plus en avril… Et un couple c’est une équipe. quand les 2 travaillent, c’est aussi grâce à l’autre (femme ou homme hein 😉 ) que l’organisation familiale et professionnelle peut tourner…
    J’ai pris un 80% cette année, et j’apprécie carrément mes vendredi off avec mes deux enfants (3 ans et 8 mois) mais ma charge de travail, elle, est resté à 100%, il ne faut pas se leurrer. (et ça fait 6 mois que je me bats avec la CAF pour les allocations mais bon passons…)
    Je cherche à trouver un travail plus proche de chez moi (coucou les 2 heures de RER quotidienne !!), quitte à repasser à 100% 😀 Mais rien n’est simple…
    L’autre jour je passais un entretien pour un poste passionnant, mais très exigeant au niveau horaires, et avec des gardes et astreintes de nuits e certains week-ends. (Bon avec le salaire qui va avec hein aussi, je pense que ça représentait un bon +40% d’augmentation lol) mais… en réfléchissant, passer toute mon augmentation pour des nounous et babysitter…. rentrer pour ne voir que les petits endormis. Etre sur le qui vive durant les week-ends, à rester près de mon téléphone…ce n’était pas l’équilibre que je voulais. Alors tant pis j’ai retiré ma candidature. On va bricoler une carrière un peu plus slow pendant quelques années, et je reviendrais tout tuer sur le marché du travail un peu plus tard 😉

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    1. Je suis d’accord avec toi ! Cela ne sert à rien de changer pour peut-être gagner mieux mais perdre en qualité de vie aussi d’une certaine manière. C’est vrai que l’organisation change tout le temps en fonction de la masse de travail, des déplacements pro… J’avoue que ton 80% me fait envie, mais je ne sais pas si je pourrai le faire un jour. J’aimerai beaucoup, mais ce n’est pas forcément conciliable avec mon travail et je te rejoins sur le fait qu’on garde souvent la même masse de travail mais sur 4 jours ! Toutes mes collègues dans ce cas me le confirment…

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