Humeur

L’enfer, c’est (parfois) les autres !

Aujourd’hui, j’ai passé une salle journée au travail. Vraiment. En même temps, j’avais une « deadline » comme on dit. En français : une échéance. Je travaille à un niveau où je dépends du travail d’autres personnes dans mon entreprise, et soyons honnête, j’ai quand même « bon caractère ». Mon chef souligne souvent ma forte motivation et ma patience à tout épreuve, mais je m’énerve intérieurement parfois ou souvent en fonction des périodes… Comme en ce moment en fait.

Et oui, les contrariétés c’est par exemple, reprendre mon ordinateur le soir quant une des équipes en dessous est en retard ou encore aider les gens dans l’urgence alors que c’était largement anticipable. Bref, J’aime bien quand les choses dépotent et intérieurement je peux vite m’énerver. Autant dire que la procrastination n’est clairement pas pour moi. A la maison, c’est pareil : je deviens folle quand je vois que mon mari laisser le linge sec sur l’étendoir « car tu comprends il y a encore de la place pour ajouter le linge d’une nouvelle lessive ». La différence, c’est qu’au travail je suis diplomate; pas à la maison.

Souvent c’est mon mari qui va voir éclater toutes les frustrations accumulées pendant la journée. Quand quelqu’un t’embête 36 fois, parce qu’il n’est pas débrouillard ou que quelqu’un d’autre est de mauvaise foi et met exprès le bazar dans des projets, forcément si tu restes diplomate comme moi et bien tu gardes un peu trop d’émotions à l’intérieur.  Il suffit qu’à la maison, quelque chose me dérange et hop, les remarques bien placées arrivent. Il faut bien que les émotions sortent, non ? Le point positive, c’est que je suis perçue comme une personne diplomate et efficace au travail. Le point négatif, c’est l’impact que cela peut avoir sur ma vie de famille.

playmobil-655806_960_720Coucou, je suis énervée, mais ça ne se voit pas !

Donc oui, « l’enfer, c’est bien parfois les autres autres », du moins, pour moi. Je surnomme affectueusement les personnes concernées, « gros boulets ». Mais bien sûr elles ne le savent pas ! Je crois que c’est mon expression favorite. Plus marrante qu’une expression vulgaire, non ?

Dans cette histoire, essayons de se remettre quand même un peu en cause, et prenons le problème en sens inverse. Pourquoi est-ce que je traine des boulets au travail ? Ne suis-je pas trop exigeante ? C’est peut-être parce que je le veux bien ? Peut-être que si j’arrêtais d’être un peu trop gentille, les boulets iraient faire leurs boulets ailleurs ? Et, si je faisais tout simplement comme s’ils n’existaient pas ? Ou du moins ce serait bien de ne pas perdre mon énergie à m’énerver contre eux…

Je parle beaucoup du travail ici, mais comment gérer les contrariétés générées par autrui en dehors du travail comme la famille, la belle-famille, les amis… Et bien, je limite au maximum les relations : dommage, mais efficace; et j’avoue que mon mari et moi là-dessus, nous gérons bien. Bien mieux qu’au travail dans la mesure où nous avons sans doute moins d’occasions d’être contrarié ! Bref, l’idée est de limiter les interactions et éviter les sujets polémiques pour ne pas avoir de contrariétés; et ça marche incroyablement bien. L’autre solution, c’est simplement « de ne pas écouter », dans le sens d’être assez fort pour ne pas se sentir touché. Par exemple, la dernière fois, ma belle-mère m’a fait comprendre qu’elle me trouvait « dégourdie », dans le sens « trop confiance en moi ». Ah, ah. Ceux qui me connaissent bien, savent que c’est plutôt l’inverse. Hop, cinq minutes après, oublié. Bon pas totalement sinon je ne serai pas là à écrire cette anecdote. Bref je dévie…

Et pour finir sur ma belle journée, mon train a été bloqué et je n’ai pas pu aller chercher mon fils à la crèche. Merci les boulets sur les voies !!! C’est l’exemple parfait du « boulet inconnu »: celui qui va bloqué la file de gauche de l’escalateur, celui qui va discuter pendant 10 minutes avec le commerçant alors qu’il sait pertinent que tu attends… Bon à part être polie et patiente, je n’ai pas trouvé d’autres parades. Je ne suis pas du genre provocatrice et à m’imposer; et clairement, ce type de boulet, tu ne peux pas « l’éviter ». Mais alors, qu’est-ce que je bous intérieurement quand j’en croise un. Peut-être que parfois je suis aussi le boulet d’autrui sans m’en rendre compte ?

Bref, tout cela pour vous dire qu’aujourd’hui, j’aurai sans doute mieux fait d’hiberner quelque part dans un coin 🙂

Et vous, ça vous arrive parfois de vouloir rentrer dans tout ce qui bouge ?

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7 réflexions au sujet de « L’enfer, c’est (parfois) les autres ! »

  1. Bienvenue dans mon Huis clos quotidien. Je deviens de plus en plus intolérante aux comportements qui me hérissent… a force d’encaisser sans rien dire c’est souvent que je passe pour une folle quand ça pète, parce que c’est que je n’arrive plus du tout à me contrôler… et dans ces moments c’est pas beaux à voir…

    Le travail met ma patience à rude épreuve et j’ai de plus en plus des phrases qui m’échappent avec mes collègues… la fatigue n’aidant pas…

    Et chez moi les « gros boulets » s’appellent des « trous du cul » 😂. Moins classe je le reconnais…

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  2. Hahaha les boulets nous hantes, ils sont partout, ils nous poursuivent. Pendant une périodes aussi je les haissaient, et je me suis rendu compte que je passais beaucoup de temps à les haïr. Et puis j’ai relativisé. Je me suis dit qu’ils ont surement une autre logique que la notre, que non, se mettre devant la porte du métro au lieu de laisser sortir les gens n’est absolument logique, mais peut être qu’ils pensaient à autre chose à ce moment là. On ne peu pas les vaincres, ce combat prend trop d’énergie, alors peut être qu’il faut juste respirer un grand coup et pardonner leur logique de boulet. Haha en tout cas ton article m’a fait rire 🙂

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  3. Je me reconnais dans ton article, je suis du genre aussi très patiente, à l’écoute, disponible, conciliante au travail, en amitié, dans ma vie en général. Mais du coup, j’accumule pas mal d’émotions, je suis également très sensible, et j’ai un gros problème d’affirmation même si j’ai fais quelques progrès à ce sujet et que j’hésites de moins en moins à dire ce que je pense mais c’est toujours avec tact, avec des pincettes. Tandis qu’à la maison, c’est bien différent, j’ai entièrement confiance en mon mari et c’est là que je peux être complètement moi-même et me lâcher, alors il fait parfois les frais aussi de mon trop plein. Je le tacle de tant en tant, lui lance des petits pics pour faire passer quelque chose, souvent au second degrés, mais il me connaît bien alors il sait tout de suite là où je veux en venir et ce que je lui reproche sur le moment. Je m’énerve très rarement, voir quasi jamais, mais quand cela arrive, cela ne tombe pas forcément sur la bonne personne et ma réaction est disproportionnée ce qui surprend souvent.

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    1. Au moins tu as de la chance, ton mari réagit plutôt bien. Le mien a tendance à se replier sur lui même; et souvent je m’en veux de m’être énervée. Mais bon, c’est difficile de se changer et mon caractère conciliant m’aide quand même dans le quotidien 🙂 Comme toi, je pense que cela vient d’un manque d’assurance et d’affirmation mais grâce à des voyages, mes études et le boulot, les choses sont bien mieux à ce niveau aujourd’hui. +1 aussi pour la dernière phrase de ton commentaire 🙂

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  4. Pas évident de gérer les frustrations liées au travail ! Les boulets qui ne font pas leur boulot en temps et en heure, qui calibre mal le temps a passé sur une tache : HAHAHAHAHA ! Ils m’ont fait tourné bourrique ! La difficulté de rester calme alors qu’au fond tu boues et tu rêves de l’étriper !
    Ma solution : respirer un grand coup (sortir prendre l’air si nécessaire), éviter la/les personne(s) – si besoin en allant aux toilettes -, puis une fois calmée revenir faire face à la situation. Par contre, je n’hésite pas à dire à la personne qu’elle abuse et que clairement son erreur / son retard a eu tel impact sur le projet (retard, mécontentement, heures supplémentaires…).
    En période de gros projets, mon mari me laissait un timing de 10-15 min pour que je vide mon sac en rentrant à la maison, je déballais toutes mes petites frustrations de la journée et c’était clos. La soirée se passait mieux, on évitait les frictions dues aux frustrations cumulées…
    Pour les « boulets inconnus », j’ai tendance à me dire que franchement ils abusent… Mais j’ai tendance à être plus tolérante avec eux ! 😀

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