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Mon corps, ma féminité et mes complexes

C’est la période des régimes en ce moment, et c’est mon rendez-vous chez le médecin dernièrement qui m’a donné l’idée d’écrire cet article. Je me suis dit qu’on était sans doute nombreuses à avoir des complexes physiques, et à se sentir moches devant son miroir le matin après une nuit mouvementée (bébé ou mojito à gogos…), ou trop grosses sur la balance après quelques excès. Oui, je n’y avais pas pensé quand j’ai pris ce rendez-vous que j’allais me faire peser quelques jours après les fêtes… Horreur. Je ne veux pas savoir !

Bon au final, cela n’a pas été si terrible que cela. Suite à ma grossesse,  il me restait encore quelques kilos récalcitrants. Je pensais exploser la balance avec tous les ballotins de chocolat de ces dernières temps et la galette des rois de la veille, mais finalement, je les ai perdus ces kilos !?! Tu veux ma recette miracle ? La voici. J’ai expérimenté une nouvelle technique de non-régime en mode méthode coué : je mange équilibrée, je me tiens à mes deux heures de sport hebdomadaire et surtout je ne me pèse pas en espérant la perte des kilos. Oui, oui, cela faisait plusieurs mois que j’avais arrêté de me peser. Les quelques kilos en trop de ma grossesse ne voulant pas partir, j’avais fini par les accepter (de faire comme s’ils n’existaient pas). Et, ils sont partis ??? Reprise d’un contraceptif ? Alimentation plus équilibrée ? Je ne sais pas trop d’où vient cette perte de poids. Dans tous les cas, cela ne m’empêche pas de continuer à me trouver ronde devant le miroir, perte de poids ou pas. Ah les complexes…

beauty-1260975_960_720Je suis blonde aux yeux bleus, mais je n’ai pas ses mensurations ! 

En fait, j’ai toujours eu un rapport particulier avec mon corps. Comme toutes les femmes ? Je me souviens gamine quand j’avais déjà des formes en cinquième avant tout le monde… Difficile à vivre. Un peu rondouillarde sans être énorme, je me cachais derrière des pulls larges et des pantalons amples. En fait, je n’assumais pas du tout cette féminité naissante et le regard des autres. J’étais devenue un vrai garçon manqué aux cheveux très courts, au point où on me prenait parfois pour un vrai garçon.

En prenant de la maturité et au lycée, j’ai laissé poussé mes cheveux et se fut la période des vêtements fantaisistes et colorés, comme si l’originalité pouvait cacher mes complexes. C’est aussi à cette période que j’ai commencé à plaire aux garçons et à avoir mes premiers « copains ».  J’ai un corps « très féminin » et plutôt classique : pas très grande avec des hanches (dommage qu’on ne puisse pas les tailler à la hache), une taille très fine et une poitrine normale. Qu’est-ce que j’ai complexé sur mes hanches et mes fesses (et encore aujourd’hui)… Tout le monde n’est pas Beyonce, on est d’accord ! Les garçons avec qui j’ai pu sortir, ont d’ailleurs parfois manqué de délicatesse à ce sujet.

Aujourd’hui, à trente ans, mon rapport avec mon corps a néanmoins évolué. Non, je n’assume pas mes complexes. Je dirai juste que je suis devenue plus objective et conciliante avec mes défauts physiques. Avec le temps, j’ai appris aussi à me mettre en valeur. Mes hanches et ma taille fine sont un atout avec une robe bien coupée et cintrée par exemple, mais je les camoufle toujours d’une certaine manière, et ne suis pas très à l’aise en pantalon. Parallèlement, je connais aussi de nouveaux complexes comme une petite bosse sur mon nez, et cela, je ne peux rien y faire. C’est apparu du jour au lendemain. Est-ce la propagande des magazines qui a fait apparaitre ce nouveau complexe ? La « démocratisation » de la chirurgie esthétique ? Aucune idée.  De toute manière, les complexes sont aussi là parce que nous nous comparons aux « canons de beauté du moment ». Un de mes ex m’avait dit que dans les années 20, j’aurai fait fureur avec mon physique. Flatteur, non ?

En tout cas, ce qui est certain, c’est que depuis que j’ai eu mon fils, je ressens le besoin de valoriser vraiment mon corps. Et ça, c’est nouveau pour moi ! Je suis fière de ma féminité malgré les complexes qui restent ou apparaissent. Mon mari me dit que je suis belle, le regard de certains hommes me laisse penser que je dois aussi avoir un certain charme. Car c’est certain : mon mari n’est pas objectif. Me mettre en valeur au quotidien et prendre un minimum soin de moi me rassurent quelque soit finalement le poids sur la balance ou la taille de mes hanches. J’ai besoin de me trouver jolie pour me sentir bien. Je n’ai pas envie de faire régime même si ce corps n’est pas si parfait, je n’ai pas envie de faire de la chirurgie esthétique pour corriger mon nez par exemple… Mon corps est une partie de moi, et raconte mon histoire. C’est juste le mien et finalement je crois que l’on devient belle et féminine en apprenant à apprivoiser ses complexes. Cela est presque grisant d’avoir confiance en soi et de sentir belle physiquement avec une jolie robe par exemple.

Et puis, je suis fière aussi quelque part de n’avoir jamais fait de régimes et de ne pas me priver sur la nourriture. Vive le chocolat ! Le corps n’est qu’une partie d’un ensemble, et il n’est pas obligé d’être parfait, pour se sentir bien dans sa tête. Je me sens maintenant jolie avec mes complexes qui font peut-être partie de mon charme. Du moins, je pense avoir évoluer dans ce sens.

Bref mes sentiments sont très ambivalents : fière d’un corps que j’aime et qui pourtant ne me parait pas si parfait. De toute manière, mon corps aurait été différent, je pense que je me serai trouver d’autres complexes… Bref, bonne reprise à toutes !

Et si votre bonne résolution de 2017, ce ne serait pas de faire attention à votre ligne ou autre… mais juste de vous sentir belle telle que vous êtes ? Oui, je sais, ça fait slogan de pub 🙂

 

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13 réflexions au sujet de « Mon corps, ma féminité et mes complexes »

  1. Tiens, je me demande si ta méthode marcherait sur les deux derniers kilos de grossesse récalcitrants … je vais tenter la reprise du sport, j’estime avoir déjà une alimentation équilibrée et je n’ai pas envie de me prive des quelques excès que je fait (vive le chocolat!) 😉
    Sinon, je partage ton sentiment ambivalent : en même temps, je m’aime dans ce corps (qui m’a déjà donné les plus beaux des cadeaux) et pourtant, j’ai quelques complexes de ci de là, j’aimerais pouvoir assumer plus ma fantaisie vestimentaire (mais je travailles dessus pour 2017) et moins grimacé quand je monte sur la balance …

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    1. Je comprends tout à fait 🙂 Quant au chocolat, impossible d’y renoncer. Pour être honnête, je me tiens au sport plus pour mon bien-être que le maintien de ma ligne. Cela me permet de me défouler et ce sont les seules deux heures de la semaine uniquement pour moi; et ça fait du bien 🙂

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  2. Je valide ta méthode 😉 Bon après je pense que le fait que ma fille soit hyper demandeuse et je dors pas beaucoup. Je ne compense pas par le grignotage. Je mange de moins en moins sucré mais n’hésite pas à me faire plaisir si l’envie m’en prend.
    J’ai commencé à lire le livre de Frédéric Saldman « Le meilleur médicament c’est vous » et c’est rigolo parce que dedans il dit que les personnes qui mande du chocolat noir sont mois sujettes au surpoids. Et comme j’adore le chocolat noir, c’est peut être ça qui sait 😉
    Bon et puis, je pense qu’on est pas tous égaux non plus. Et de toute manière il n’existe pas de corps parfait. Il n’y a qu’à voir à travers les âges et les pays. Les canons de la beauté change tout le temps. En plus à notre époque, sachant que les canon de beauté sont retouché, il faut vraiment relativiser. Pour ma part, je trouve que ce qui est beau, raconte une histoire, un vécu. Une femme qui assume son physique est toujours belle je trouve.
    Voilà, désolé pour le petit pavé 🙂

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    1. J’ai lu aussi ce livre et j’adore aussi le chocolat noir ! Oui, je pense que malheureusement ou heureusement, on a des morphologies différentes et on ne peut pas faire grand chose… Et ne t’excuse pas pour ton pavé, j’aime beaucoup ton point de vue 🙂

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  3. Ooooh non, ne taille pas tes hanches à la hache ça revient à la mode 😉 (ou alors c’est mon auto-persuasion qui marche). C’est peut être un peu culturel mais mes hanches généreuses ne m’ont jamais embêtée, la graisse qui s’installe insidieusement sur ma taille par contre c’est une autre histoire…
    Tiens c’est peut être parce que je n’ai rien en commun avec la barbie qu’elle ne m’a jamais complexée !
    J’ai bien envie d’essayer ton système sans balance en tout cas, parce que depuis quelques temps je ne prends du poids que quand j’essaie d’en perdre.
    Je te rejoins pour ton slogan de pub 2017 🙂

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    1. Oui, tu as raison pour les hanches. je pense aussi que cela dépend de l’entourage et la perception des rondeurs 🙂 Je comprends pour le ventre / la taille. Pour ma part, je pense que la rééducation post-grossesse et la natation m’ont beaucoup aidé. En tout cas, je peux te dire que cela fait du bien d’envoyer balader la balance. Au moins, je ne suis plus focalisée sur mon poids (et en prime c’est positif). Les médecins m’ont aussi beaucoup déculpabilisé, en me disant qu’après une grossesse, le corps change, les masses se répartissent différemment et que le poids de la balance n’est pas toujours très significatif.

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  4. À l’inverse de toi, j’ai commencé à avoir des formes extrêmement tard. Ce qui ne m’a pas empêché de développer des complexes également. Moi c’est plutôt la poitrine minuscule et les fesses énormes qui me dérange. Mais au final le plus dérangeant c’est quand même le regard des autres. Je sens que c’est quand même un souci pour moi, même pendant la grossesse. On va dire que je comptais rééquilibrer mon alimentation et que je suis tombée enceinte. Du coup mon poids reste quelque chose d’un peu tabou même pendant cette période. J’ai un peu peur de ce que cela sera après l’accouchement 😄

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    1. Ne t’inquiète pas trop quand même car le plus important, c’est que bébé grandisse et c’est normal de prendre du poids 🙂 Je trouve qu’enceinte, c’était plus facile d’assumer les rondeurs pour ma part. Pour la suite, tu as le temps de voir venir. Le plus dur, c’est de se tenir à garder une bonne qualité de vie après bébé : genre éviter le grignotage même si on est fatigué, réussir à aller faire du sport… Bref, penser à soi 🙂 Et si, ça peut te rassurer, c’est normal que le corps ne se remette pas tout de suite après l’accouchement, car il y a encore beaucoup de variations hormonales l’année suivant l’accouchement surtout si tu allaites (et chez moi, les hormones ont toujours joué sur mon poids – coucou les 4 kilos pris après arrêt de l’allaitement).

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