Pratique

Etre heureux, ça s’apprend ?

 

« Chaque personne porte sa croix », c’est une des phrases souvent entendues dans la bouche de ma maman. Et, je crois que c’est bien vrai. Notre famille a toujours suscité de l’envie : maman au foyer, enfants qui réussissent, papa qui a un super boulot… Bref, la famille modèle. Sauf que nous n’avons jamais montré à notre entourage les moments durs, et vous savez quoi : ça nous réussit ! Nous sommes heureux.

Nous avons tous des moments « de moins bien », et c’est très normal. Ces derniers temps, je ne vous cache pas que les choses n’ont pas été des plus faciles. C’est bien pour cela qu’il n’y a pas beaucoup d’articles sur le blog en ce moment. Ainsi, cela m’a donné envie de vous parler de ce que je ressentais et de comment je réagissais face aux difficultés. Je pense que c’est encore plus important aujourd’hui, maintenant que j’ai une vie de famille. Bref comment faire pour que les écueils de la vie ne nous noient pas ?

Une question de tempérament

Je crois que malheureusement nous ne sommes pas tous égaux dans nos vies. Déjà, nous ne traversons pas tous les mêmes épreuves, et surtout nous ne réagissons pas du tout de la même manière. Tout le monde n’a pas le même naturel : il y a des gens avec des fonds heureux, anxieux, dépressif, enjoué… Je ne cacherai pas que pour ma part, je suis plutôt dans la catégorie des « anxieux » mais je me soigne ! J’ai un caractère doux, mais je suis très sensible, donc le moindre écueil peut me déstabiliser. Sauf que j’ai compris un jour, que laisser les émotions négatives m’envahir faisait aussi du mal à mon entourage.

C’est à cette période là que j’ai ainsi gagné en maturité. Mais attention, il est bon de faire sortir les émotions négatives parfois. Par exemple, se confier à un proche ou tout simplement pleurer un bon coup pour évacuer la pression. Et oui, c’est beaucoup mieux que de ressasser. Néanmoins nous restons seuls à pouvoir faire face à nos émotions négatives. Certes, c’est bien de se sentir soutenu et d’être entouré, mais c’est un déclic personnel qui permet de prendre le dessus et de gérer ses émotions. Du moins, c’est mon point de vue.

De jolis exemples

Le contexte familial influe aussi sur son propre bonheur. Il pose les bases sur la façon dont on envisage sa vie. Dans ma famille, nous avons traversé pas mal d’épreuves, nous en traversons encore actuellement, et nous en traverserons sans doute encore d’autres. Mes parents ont toujours montré beaucoup de dignité et de courage. Même dans les moments les plus durs, dans le deuil ou la maladie, ils ont pris le dessus et ont tout fait pour que j’en souffre le moins possible. Je crois que c’est une très belle preuve d’amour et une très belle force que de vouloir préserver ses enfants. Je suis fière et reconnaissante de mes parents pour cela. Ma maman m’a souvent dit que même si sa vie a parfois été difficile, elle a toujours réussi à se relever grâce à l’amour de ses parents et aujourd’hui grâce à nous, son mari, ses enfants, son petit fils. Oui, Oui, Petit Prince est un médicament miracle pour le moral 🙂

Je suis entièrement d’accord avec elle, car on sait à quoi et à qui se raccrocher tout simplement lorsque les choses ne vont pas. Et comme je le disais aussi précédemment, on réagit aussi pour ne pas faire souffrir ses proches, car finalement imposer sa souffrance aux autres, continuer à s’enfoncer, c’est « un peu égoïste ». J’espère ne froisser personne en disant cela, mais qu’est-ce que cela peut faire des dégâts que t’imposer trop de souffrance à ses proches…

La maternité : une nouvelle étape

J’avais envie d’être heureuse déjà avant d’être maman, mais la maternité m’a apporté une autre dimension : elle m’aide encore mieux à faire face. J’arrive à prendre le dessus lorsqu’il se passe quelque chose. Je pense tellement à l’équilibre de mon fils, que certes je suis triste, mais il faut quand même que je continue à vivre, sourire pour lui, afin de lui montrer que même si la vie est faite d’éceuils, il faut être courageux pour les surmonter, et être heureux. La maternité m’a aidé aussi à faire la part des choses en redéfinissant mes priorités. Des choses qui me touchaient avant, vont dorénavant beaucoup moins me destabiliser.

Au final, ma famille, c’est un peu mon phare au milieu de l’océan, où Petit Prince est la lumière de ce phare. Elle est si étincelante que je ne veux pas sombrer 🙂

« Mes médicaments »

Indépendamment de ma famille, j’ai bien quelques petits astuces que j’utilise quand je ne suis pas au top de ma forme. Je ne sais pas s’il y a des solutions miracles, mais je crois que pour moi le plus facile pour ne pas me laisser submerger par des émotions négatives est de faire les choses que j’aime comme lire, écouter de la musique, cuisiner, marcher… et bien évidemment m’occuper de Petit Prince  ! Bref des choses qui m’évitent de ressasser quand je ne suis pas bien. Dans un second temps, j’essaye de comprendre et de faire une sorte de « deuil » où j’accepte d’être triste. Cela me permet de passer outre. Je n’aime pas cette sensation de ne « pas avoir tourné la page ». Je trouve cela complètement malsain. Autant repartir sur de bonnes bases. Plus globalement, j’essaye d’apprécier pleinement des choses mêmes « anodines » comme le son de la pluie (je suis servie en ce moment !), un bon repas, les moments de complicité de Petit Prince avec son papa…,… et plein d’autres choses encore évidemment ! J’ai remarqué que si on prenait « moins sa vie dans l’urgence » et qu’on se posait plus dans l’expectative, cela permettait vraiment de prendre du recul, d’apprécier tout ce qu’on a autour de nous et donc d’être plus serein.

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En ce moment, je me remets doucement des problèmes qu’il y a eu avec notre ex-nounou. Cela faisait deux bons mois que je ressassais alors que Petit Prince est allé beaucoup mieux en deux-trois semaines. Pour être honnête, j’ai songé à aller voir quelqu’un juste pour dire ce que j’avais sur le coeur et pour être entendue, car je ne me suis pas tellement sentie entourée comme je l’aurais voulu dans cette histoire (d’ailleurs mille mercis à les copines DMT qui ont été là tout le long !). Finalement je n’ai pas fait la démarche – je crois que ce n’est pas trop mon truc. Je guéris doucement. Je pense que je suis sur une bonne voie pour prendre le dessus et je me suis achetée plein de livres pour comprendre, me documenter… et ça me fait du bien. Cela m’aide à déculpabiliser, à me dire que ce n’est « pas de ma faute » et que je n’ai « pas mal fait les choses » 🙂

Cet article est aussi un article « médicament » que j’ai fortement hésité à publier. Je me suis dit finalement que si ma façon de voir les choses pouvait aider quelqu’un et bien tant mieux ! Malgré les moments de tristesse, de désarrois, les épreuves…, j’apprécie tout ce que j’ai et je vois tous les côtés positifs de ma vie. Je m’estime extrêmement chanceuse. Et par dessus tout, maintenant que j’ai une famille, je pense à elle en priorité, car son bonheur dépend quand même du mien et de ma façon d’être ! N’est-ce pas ce qui compte le plus finalement ?

 

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6 réflexions au sujet de « Etre heureux, ça s’apprend ? »

  1. Oh je suis triste de lire que cette histoire avec la nounou t’a fait tant de mal – meme si bien sur je le comprends. J ai adoré ta phrase sur Petit prince en lumière de ton phare c est aussi comme ca que je le vois aussi. Beaucoup de choses qui pouvaient me contrarier des heures avant (un souci au travail, une remarque de belle maman…) me glissent dessus désormais. Je me dis que ma petite famille, c est le plus important !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ton commentaire 🙂 Disons que cela était dur dans la mesure où j’ai beaucoup culpabilisé : c’est moi qui avait choisi cette nounou avec la co-famille alors que Monsieur Etoile n’avait pas accroché. Monsieur ne m’a pas trop aidé à déculpabiliser aussi sur le coup car il était tout aussi malheureux. Mais maintenant il est temps de tourner la page surtout que Petit Prince a retrouvé sa joie de vivre 🙂

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  2. Je comprends tout à fait ton ressenti et je me retrouve beaucoup dans ta manière de « fonctionner ». Ce n’est jamais facile de faire de l’introspection. Tu fais bien de te recentrer sur le positif et sur ce qui compte vraiment, ta famille.

    Aimé par 1 personne

  3. Merci pour ce bel article !
    Tu as raison : prendre du recul, se recentrer sur l’essentiel, c’est la meilleure manière de savoir apprécier les chances que la vie nous donne. Je vis bien trop souvent à 100 à l’heure, et je ne prends pas le temps de me poser pour faire l’introspection qui, comme tu l’expliques si bien, est parfois nécessaire pour pouvoir tourner la page.
    En tous cas, bravo pour cette belle mentalité et cette force de caractère, qui, j’en suis sûre, doivent t’aider au quotidien.
    Et, comme Die Franzoesin, je suis vraiment navrée pour toi que ce raté de nounou t’ait autant affectée. Reviens-nous en parler quand tu veux, surtout (moi je n’hésite pas, avec mes problèmes de sommeil ! 😉 ).

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    1. Merci mille fois 🙂 en même temps, ce n’est pas toujours évident de se poser et je te comprends. Le contrat de la nounou s’est définitivement terminé la semaine dernière donc je pense que c’est aussi plus facile maintenant de tourner la page 🙂

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